Avortement, crime de l’inhumanité contre l’humanité
Un lecteur a écrit le commentaire suivant au sujet d’une vidéo au sujet de l’avortement que j’avais mise sur ce site. Je donne son commentaire ci-dessous sans modification aucune et ma réponse :
C’est facile de choquer avec des images qui nous dégoutent et nous font peur a tous. Pour equilibrer le tout il faudrait peut-être la video d’un viol, ainsi qu’une video ou l’on voit la femme se faire refuser l’avortement. L’avortement est terrible mais necessaire dans de nombreux cas. Vous utilisez le symbole de la Libertée, et justement, vous êtes contres la libertée d’avorter, voila un paradoxe bien flagrant dans votre vidéo.
Les humanistes vaincronts. J’aimerais que votre Dieu vous protège de la bétise …….. a +
Denis, je vous remercie de votre commentaire. Je suis d’accord que la vidéo est trop délimitée dans le sens qu’elle ne considère que l’avortement aux Etats-Unis, mon pays d’origine, où nous avons avorté 40 millions de nos semblables. Aux États-Unis, on avorte plus d’enfants tous les 24 heures que le nombre de personnes qui ont été tuées dans les attentats du 11 septembre 2001.Dans les attentats du 11 septembre 2001 moins de 4.000 personnes ont été tuées, mais “chez moi” 4.000 enfants innocents sont massacrés chaque jour. Un tiers des enfants conçus aux Etats-Unis sont avortés. J’aurais bien aimé que la vidéo présente également les statistiques sur les nombreux avortements en France et dans les autres pays européens ainsi qu’en Chine et ailleurs pour que nous puissions saisir l’énormité des crimes de l’inhumanité contre l’humanité.
La vidéo est choquante parce que l’acte est choquant. La vidéo fait ce qu’elle devrait faire : elle révèle la nature – comme vous le dites – “dégoûtante” de l’avortement. Il est trop facile de parler en termes stériles et cliniques d’”interruption volontaire de grossesse” sans imaginer la monstruosité que l’on commet contre les enfants qui devraient naître et la douleur qui leur est infligée par méthodes diverses sans prise de conscience. La vidéo révèle l’avortement pour ce qu’il est : l’interruption volontaire d’une vie humaine. Normalement, on se sert d’autres termes pour parler d’un tel acte de violence, l’action de tuer volontairement un être humain, mais ceux qui voudraient promouvoir l’agenda d’avortement se servent d’euphémismes évasifs et trompeurs pour retenir la vérité du public.
Concernant la possibilité de faire passer d’autres vidéos, comme celle d’un viol, je vois un parallèle entre la violence des deux actes, avortement et viol : les deux sont à dénoncer. Pourtant, il n’est pas nécessaire de faire passer une vidéo d’un viol ; on sait ce que c’est. Par contre, l’horreur d’un avortement a lieu dans “le secret” et dépasse l’imagination. C’est pourquoi il faut l’exposer.
Au sujet de la liberté, elle s’arrête là où commencent les droits d’un autre être humain. Nous n’avons pas la liberté de prendre la vie de nos semblables.
La femme qui se fait refuser l’avortement, n’est-elle pas responsable de ses actes ? La société qui banalise l’avortement comme méthode de contraception assure son propre déclin.
L’avortement contribue à la décroissance démographique de l’Europe.
La société qui banalise l’avortement comme méthode de contraception assure son propre déclin.
En effet, il me semble que l’avortement contribue à la décroissance démographique de l’Europe et d’une longue liste de pays. En Europe méridionale et de l’Est, le taux de croissance est en-dessous de 1,3 (nombre de naissances par femme) ; un taux de 2,1 est nécessaire pour maintenir la population d’un pays. Quand le Président John F. Kennedy a donné son discours “Ich bin ein Berliner” en Allemagne, l’Europe constituait 12,5 pour cent de la population mondiale. Aujourd’hui elle n’en constitue que 7,2 pour cent. Si la tendance continue, seulement 5 pour cent de la population du monde sera européen en 2050. Les populations d’Europe méridionale et de l’Est deviennent de plus en plus âgées parce que le taux de natalité a chuté, en partie à cause des avortements. Comme dit Russell Shorto dans son article “No Babies” dans The New York Times du 29 juin 2008, “Un pays ne peut exister si tous ses citoyens habitent une maison de retraite.” Voir aussi l’article du Washington Post sur le Japon.
L’avortement n’est ni humaniste ni humain.
Vous me dites d’une manière triomphale que “les humanistes vaincront” mais en vue de ces faits, il est douteux qu’ils survivent leur propre politique d’avortement. Je dirais en plus que l’avortement n’est ni humaniste ni humain. L’agenda d’avortement ne cherche pas à relever la dignité de l’esprit humain ni à le mettre en valeur. C’est Dieu lui-même qui met en valeur l’être humain en nous créant en son image et en nous interdisant de tuer nos semblables. C’est pour cela que toute vie humaine est précieuse et d’une valeur inestimable comme Jésus-Christ a démontré quand il a demandé, “Et que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Ou que donnera un homme en échange de son âme ?” (Matthieu 16:26).
Les animaux ont plus de droits que les enfants à naître.
Dans bien des pays dits civilisés, les animaux ont plus de droits que les enfants à naître. On fera tout pour sauvegarder les baleines (et je ne suis pas contre puisque Dieu nous a établis comme intendants de la Terre), mais on ne veut pas protéger les droits du plus faible de ses congénères ; voilà un paradoxe bien flagrant.
Vous dites que l’avortement est nécessaire dans de nombreux cas, mais vous ne donnez aucun exemple. Que veut dire “nécessaire” ? Quelles sont les critères ? Qu’est-ce qui nécessite d’une manière absolue un avortement ? Combien d’avortements, sur les millions, ont été faits parce que la vie de la mère était littéralement en danger ?
Quelques cas particuliers
Je connais un couple dont le médecin leur a vivement conseillé un avortement en disant que l’enfant ne serait pas normal, mais ils ont refusé d’accepter une telle “solution” et sont aujourd’hui les parents d’un enfant en bonne santé, celui que le médecin avait diagnostiqué comme anormal. D’autres parents ont accepté de donner naissance à un enfant handicapé et l’ont trouvé comme une source de joie et de croissance dans leur propre vie. (Voir le témoignage en anglais concernant Noah Michael Shrader.) La grossesse suite à un viol est extrêmement rare : selon les études, une ou deux par mille viols. Mais pourquoi ne pas avorter suite à un viol ? La femme est victime d’un acte de violence et on lui demande de devenir participante à un deuxième acte de violence ? Elle a déjà subi un traumatisme mais quand elle avorte son enfant, c’est le traumatisme de l’avortement qui la trouble la plus parce que c’est elle qui en est coupable. Voir ici.
Adoption, une meilleure solution
On dit que c’est dans l’intérêt de la femme d’avorter son enfant. Pourquoi ne pas aimer la femme et son enfant ? Aux Etats-Unis d’Amérique, il est ironique qu’il y ait 4.000 avortements tous les 24 heures mais les couples qui veulent adopter doivent attendre cinq ans. Ainsi sommes-nous allés nous-mêmes à l’étranger pour adopter nos deux enfants. D’autres couples n’ont pas cette possibilité mais seraient de bons parents pour des enfants heureux. Cette solution est de loin plus prometteuse que la terminaison malheureuse par avortement d’une vie précieuse.
Add comment Vendredi, 11 juillet 2008
Ressources spirituelles, numéro 15, été 2007
Un autre numéro de Ressources spirituelles, journal pour pasteurs et leaders chrétiens, vient de paraître sur l’Internet. Vous pouvez trouver le site de Ressources spirituelles en cliquant ici ou vous pouvez télécharger le dernier numéro en cliquant ici.
Le mois dernier des numéros de Ressources spirituelles ont été téléchargés 873 fois. Je recommande vivement cette ressource pour tout pasteur et tout chrétien aussi.
Le thème pour ce dernier numéro est “Un pasteur en bonne santé pour une église en bonne santé” avec les articles suivants :
ARTICLES DANS CE NUMÉRO :
Vers une église en bonne santé
Stephen A. MacchiaOn recherche : des églises et des disciples en bonne santé
Leroy R. BartelDurer dans le ministère : les disciplines d’un pasteur en bonne santé
Thomas E. TraskMaintenir sa santé émotionnelle dans le ministère
Richard DobbinsParlons de l’islam. Communiquer le message avec puissance (4ème partie)
Sobhi MalekÊtes-vous une victime de la malédiction du cynisme ?
Richard L. DresselhausÊtre un modèle à l’image de Christ
Almon M. BartholomewÉtude de mot : Mais il a donné… les autres comme pasteurs Anthony D. Palma
Bonne lecture à tous !
Technorati Tags: Leadership pastoral,Ressources chrétiennes,Ressouces spirituelles,Publications
Add comment Samedi, 5 juillet 2008
La mortification du péché : (5) essentielle pour notre épanouissement spirituel
Articles précédents :
- La mortification du péché - Introduction (1)
- La mortification du péché chez les croyants (2)
- (3) Raisons pourquoi nous devons tuer le péché en nous
- La mortification du péché : (4) Le rôle du Saint-Esprit
Dans le quatrième chapitre de son livre Overcoming Sin and Temptation (”Surmonter le péché et la tentation”), John Owen donne son troisième principe :
La vigueur et le confort
de notre vie spirituelle
dépendent dans une large mesure
de la mortification du péché en nous.
Autrement dit, notre épanouissement spirituelle dépend en grande partie de notre responsabilité de faire mourir le péché en nous :
…si, par l’Esprit, vous faites mourir les actes mauvais que vous accomplissez dans votre corps, vous vivrez (Romains 8:13).
1. Pourtant, la mortification du péché ne produit pas forcément la vie, la vigueur et le confort. C’est à nous de nous servir des moyens que Dieu nous a accordés pour obtenir ces grâces ; leur allocation est la prérogative de Dieu.
2. L’adoption dans la famille de Dieu et la justification par la foi — et non pas la mortification — sont les causes immédiates de la vie, de la vigueur et du confort. Pourtant…
3. Dans notre relation normale avec Dieu, la vigueur et le bien-être de notre vie spirituelle dépendent dans une grande partie de notre part dans la mortification du péché. La mortification est la condition essentielle.
Owen considère les effets du péché :
- Le péché affaiblit l’âme et la prive de sa vigueur.
Il n’y a rien d’intact dans ma chair à cause de ton courroux, Point de paix dans mes os à cause de mon péché… Je suis sans force, tout à fait brisé ; Je gémis à cause du trouble de mon cœur (Psaumes 38:3, 8).
- Le péché assombrit l’âme et la prive de son confort et de sa paix.
Car des maux sans nombre m’environnent ; Mes fautes me poursuivent, Et je ne puis en supporter la vue ; Elles sont plus nombreuses que les cheveux de ma tête, Et mon courage m’abandonne (Psaumes 40:12/13).
- Le péché désaccorde et désencadre l’âme en enchevêtrant ses affections.
Car ce que j’accomplis, je ne le comprends pas. Ce que je veux, je ne le pratique pas, mais ce que je hais, voilà ce que je fais (Romains 7:15).
- Le péché détourne le cœur d’une communion ardente avec Dieu, rend désirable son objet en expulsant l’amour de Dieu.
N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui (1 Jean 2:15).Si quelqu’un possède les biens du monde, qu’il voie son frère dans le besoin et qu’il lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu demeurera-t-il en lui ? (1 Jean 3:17 SER).
- Le péché remplit le cœur de stratagèmes pour que l’on se mette en souci de la chair pour en satisfaire les convoitises. C’est pourquoi nous devons renverser les raisonnements qui s’élèvent contre la connaissance de Dieu et amener toute pensée captive à l’obéissance de Christ (2 Corinthiens 10:4-5).
- Le péché nous empêche de faire ce que nous devrions faire.
Ce que je veux, je ne le pratique pas (Romains 7:15).
Tous ces effets du péché empêchent la vigueur et l’épanouissement de notre communion avec Dieu, notre vie spirituelle.
La mortification est le moyen d’émondage par lequel, en déracinant les convoitises et les affections qui empêchent la croissance en grâce, nous puissions porter du fruit. La mortification est l’opposition vigoureuse de l’âme contre le moi et la preuve de notre sincérité devant Dieu.
Catégories : péché, sanctification, tentation, Saint-Esprit, John Owen, études
Add comment Samedi, 19 avril 2008
Réponses dans la Genèse
Les questions concernant les origines de l’homme et de l’univers m’ont toujours fasciné. Mon premier papier de recherche quand je n’avais que 16 ans était sur le créationnisme et l’évolution. Quand je trouve des articles qui sont fidèles à l’intention des auteurs de la Bible et qui nous permettent d’aider ceux qui sont séduits par les arguments des évolutionnistes, je voudrais les partager avec d’autres. Considérez les questions suivantes :
- La terre: quel âge semble-t-elle avoir?
- Faits appuyant l’hypothèse d’une terre jeune
- Les dinosaures et la Bible
- L’évolution, est-ce l’outil de Dieu?
Tous ces articles ainsi que les suivants sont à votre disposition !
- Transcription française : From a Frog to a Prince (obtenez Acrobat Reader) (Achat From a Frog to a Prince - en anglais)
- Découvrez la différence
- Rapport sensationnel sur le sang de dinosaures
- Dieu Existe-t-il ? (obtenez Acrobat Reader)
- D’où vient la femme de Caïn ?
- Jacques Monod et la ‘révolution théiste’
- Si Dieu a créé l’univers, alors qui a créé Dieu ?
- ChristianAnswers.net - Réponses Chrétiennes
En réponse à une demande, “Answers in Genesis” m’a envoyé ce lien au site Réponses dans la Genèse qui contient tous ces articles. En effet, le livre de Ken Ham, Le mensonge : l’évolution, est entièrement disponible en ligne ici. Je vous souhaite bonne lecture et une foi grandissante !
Voir aussi : Requin préhistorique attaque la théorie de l’évolution
Add comment Jeudi, 10 avril 2008
La mortification du péché : (4) Le rôle du Saint-Esprit
Articles précédents :
- La mortification du péché - Introduction (1)
- La mortification du péché chez les croyants (2)
- (3) Raisons pourquoi nous devons tuer le péché en nous
Je continue ma lecture de Overcoming Sin and Temptation (”Surmonter le péché et la tentation”) par John Owen.
Dans le chapitre 3, Owen donne son deuxième principe : Le Saint-Esprit est la grande cause souveraine de la mortification du péché : « Si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Romains 8:13). Le Saint-Esprit seul est suffisant pour l’œuvre de faire mourir les actions du corps de péché… Tout autre remède est en vain. C’est « par l’Esprit » parce que le Saint-Esprit seul est suffisant pour cette œuvre de faire mourir les actions du corps de péché. Tout autre remède – ordres, pénitences et vœux prescrits par l’Église catholique, par exemple – est en vain.Owen étale plusieurs raisons pour lesquelles tout autre remède est vain :
- Bien de ces remèdes n’ont jamais été désignés par Dieu pour accomplir la mortification de la chair. « C’est en vain qu’ils me rendent un culte En enseignant des doctrines (Qui ne sont que) préceptes humains » (Matthieu 15:9).
- Les moyens désignés par Dieu comme la prière, le jeune, la veille et la méditation ne sont pas mis en pratique.
Pourquoi la mortification est une œuvre de l’Esprit Saint.
1. Il a promis de faire cette œuvre.
“Je leur donnerai un même cœur Et je mettrai en vous un esprit nouveau ; J’ôterai de leur chair le cœur de pierre Et je leur donnerai un cœur de chair, » (Ezékiel 11:19).
“Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre chair le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair » (Ezékiel 36:26).
2. Tous les dons sont communiqués par le Saint-Esprit :
“Moi, je suis le cep ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, comme moi en lui, porte beaucoup de fruit, car sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15:5).
“Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez » (Actes 2:33).
Comment le Saint-Esprit fait-il mourir le péché ?
- Une vie remplie du Saint-Esprit ne laisse pas grande place pour les œuvres de la chair.Il fait abonder nos cœurs en grâce et en fruit qui sont contraires à la chair. L’apôtre Paul contraste les œuvres de la chair avec le fruit de l’Esprit : « Les œuvres de la chair sont… Mais le fruit de l’Esprit est… » (Galates 5:19-22). Si notre vie est remplie du fruit de l’Esprit, il ne reste pas grande place pour les œuvres de la chair car « Les désirs de l’Esprit sont contraires à ceux de la chair » (Galates 5:17). « Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (v. 24). De quelle manière ? Ils vivent et marchent « par l’Esprit » (v. 25). Nous sommes renouvelés par le Saint-Esprit (Tite 3:5). Il nous fait grandir, nous épanouir et abonder dans les grâces qui sont contraire aux œuvres de la chair.
- Le Saint-Esprit affaiblit, détruit et enlève la racine et l’habitude du péché. Cf. Ésaïe 4:4.
Il applique la croix de Christ au cœur du pécheur par la foi et nous fait entrer dans « la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort » (Philippiens 3:10).
Si l’Esprit Saint seul est la grande cause souveraine pour la mortification du péché, pourquoi sommes-nous exhortés à le faire mourir ?
- Nous devons faire mourir le péché parce que toutes les grâces et toutes les œuvres bonnes en nous viennent de lui. Il « opère en nous » (Philippiens 2:13). Il est l’« Esprit de grâce et de supplication » (Romains 8:26 ; Zacharie 12:10).
- Sa manière d’accomplir la mortification du péché en nous n’exclut pas notre obéissance. Le Saint-Esprit préserve notre liberté et notre arbitre libre. Il œuvre sur notre compréhension, notre volonté, notre conscience et nos affections d’une manière qui ne les domine pas. Il œuvre en nous et avec nous, pas contre nous ou sans nous.
Les leçons les plus importantes pour moi :
- J’ai besoin de comprendre la puissance du péché qui demeure en moi et la puissance infiniment plus grande de l’Esprit Saint.
- Le péché enlève de notre esprit toute pensée de Dieu, paralyse la volonté, « produit » la paresse, entraîne le mauvais emploi de notre temps et nous rend stériles plutôt que fructueux pour le Seigneur.
- Nous faisons mourir le péché en semant à la justice, en nous réveillant à Dieu, en croissant dans la grâce et la connaissance du Seigneur et en portant encore plus de fruit. Ce que vous nourrissez grandit ; ce que vous affamez meurt. Les deux moyens sont à employer, quand nous semons à l’Esprit, la chair est affaiblie.
- La grâce décline ; nous devons semer à l’Esprit chaque jour.
Passage supplémentaire à méditer :
« Simon Pierre, serviteur et apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui ont reçu en partage une foi du même prix que la nôtre, par la justice de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur ! Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu. Par elles les promesses les plus précieuses et les plus grandes nous ont été données, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise ; à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété la fraternité, à la fraternité l’amour. En effet, si ces choses existent en vous et s’y multiplient, elles ne vous laisseront pas sans activité ni sans fruit pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ ; mais celui qui ne les possède pas est un aveugle, il a les yeux fermés, il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. C’est pourquoi frères, efforcez-vous d’autant plus d’affermir votre vocation et votre élection : en le faisant, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi que vous sera largement accordée l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ » (2 Pierre 1:1-11).
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Add comment Lundi, 3 mars 2008
La repentance
Ichtus02 vient d’écrire un article important qui contraste la vraie repentance avec la fausse et en donne des caractéristiques. Vous pouvez la lire ici.
Add comment Mardi, 19 février 2008
Formation et croissance de l’Église en Côte d’Ivoire
C’est toujours une joie de recevoir des nouvelles d’anciens étudiants. Ça fait presque 22 ans que nous avons quitté la Côte d’Ivoire, et comment les choses ont changé ! En 1985 j’ai acheté mon premier ordinateur lorsque j’étais enseignant à l’Institut théologique et pastoral à Daloa, Côte d’Ivoire. Aujourd’hui mes anciens étudiants ont des téléphones mobiles et surfent l’Internet ! Mais cela n’est pas le changement le plus important.
Un ancien étudiant m’a écrit récemment. Il est pasteur depuis 1998 d’une église qui est responsable de six autres lieux de culte qui sont dirigés par huit pasteurs. Il enseigne dans plusieurs de nos écoles bibliques en Côte d’Ivoire et ailleurs. Il m’a aussi mis à jour concernant un autre ancien étudiant que j’ai rencontré la première fois dans son petit village en Côte d’Ivoire et qui n’avait jamais vu un bâtiment à étage avant de venir à l’Institut théologique et pastoral de Daloa où nous avons enseigné pendant trois ans : ce dernier sert maintenant comme missionnaire dans un autre pays en Afrique ! Que c’est merveilleux ce que le Seigneur fait à travers sa vie !
Voici un paragraphe du mail qui décrit ce que fait le Seigneur dans ce pays de l’Afrique occidentale :
L’oeuvre connaît une croissance en Côte d’Ivoire sous l’assistance du Saint-Esprit. Le nombre de fidèles continue d’augmenter (la ville de Daloa compte aujourd’hui 8 lieux de culte [il n'y avait qu'une seule assemblée de Dieu en 1986] avec une église dans le campus de l’institut), le nombre de serviteurs de Dieu est de 800 si nous ajoutons les 196 en formation dans nos Instituts. Nous rendons grâce à DIEU pour son soutien à l’église. Même la situation de crise que le pays a traversé n’a pas trop affecté cette croissance.
Cet ancien étudiant devenu pasteur met l’accent sur l’assistance du Saint-Esprit et sur le soutien de Dieu. En même temps, il démontre que la croissance de l’église est proportionnelle à la formation de serviteurs. Les Assemblées de Dieu de la Côte d’Ivoire continuent à mettre un accent important sur la formation de pasteurs et l’église expérimente la croissance qui en résulte. Malgré les temps difficiles, Christ bâtit son Église.
Priez pour l’église en Côte d’Ivoire, pour les serviteurs nombreux, pour les étudiants en formation et pour ceux qui se reconnaîtront dans ces lignes.
2 comments Dimanche, 3 février 2008
(3) Raisons pourquoi nous devons tuer le péché en nous
Les meilleurs des croyants, bien que libérés de la condamnation (Romains 8:1), devraient quand même travailler chaque jour à faire mourir le péché qui habite en eux. Dans Colossiens 3:5, Paul dit : « Faites donc mourir votre nature terrestre : l’inconduite, l’impureté, les passions, les mauvais désirs et la cupidité qui est une idolâtrie. » À qui parle-t-il ? À ceux qui sont morts avec Christ (3:3), qui sont ressuscités avec Christ (3:1) et qui paraîtront avec Christ dans sa gloire (3:4).
Faites-vous mourir le péché en vous ?
Est-ce votre travail quotidien ?
Travaillez-y tandis que vous vivez.
N’abandonnez pas un seul jour ce travail.
Soyez toujours en train de tuer le péché
ou le péché sera en train de vous tuer (p. 50)
Le fait que nous soyons morts et ressuscités avec Christ ne nous enlève pas la responsabilité de nous occuper de ce travail. Le Père émonde tout sarment afin qu’il porte encore plus de fruit (Jean 15:2). Paul nous dit que c’était son habitude : « Au contraire, je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur, après avoir prêché aux autres, d’être moi-même disqualifié » (1 Corinthiens 9:27).
Raisons pourquoi nous devons tuer le péché.
1. Comme le péché habite toujours en nous, nous devons toujours le faire mourir. Nous n’avons pas encore atteint la perfection (Philippiens 3:12). Nous ne pouvons dire que nous n’avons pas de péché (1 Jean 1:8). Nous devons rejeter « le péché qui nous enveloppe si facilement » (Hébreux 12:1) et nous purifier « de toute souillure de la chair et de l’esprit » (2 Corinthiens 7:1).
2. Le péché qui habite en nous est toujours actif. Le péché est à l’œuvre même quand il semble être le plus calme. Il se révolte contre la loi de l’intelligence (Romains 7:23). « La chair a des désirs contraires à l’Esprit (Galates 5:17). La convoitise cherche toujours à tenter, à concevoir et à enfanter le péché (Jacques 1:14-15). Le péché cherche (1) à nous incliner vers le mal, (2) à nous empêcher de faire le bien ou (3) à perturber notre communion avec Dieu.
3. Le péché qui habite en nous produira des péchés (des actes de péché) qui détruiront notre âme si nous ne le faisons mourir. « Or, les œuvres de la chair sont évidentes, c’est-à-dire inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, magie, hostilités, discorde, jalousie, fureurs, rivalités, divisions, partis-pris, envie, ivrognerie, orgies, et choses semblables. Je vous préviens comme je l’ai déjà fait : ceux qui se livrent à de telles pratiques n’hériteront pas du royaume de Dieu » (Galates 5:19-21).
4. Le péché qui habite en nous doit être opposé par l’Esprit et par la nouvelle nature. Dieu nous a donné son Esprit et une nouvelle nature pour opposer le péché et la convoitise. « La chair a des désirs contraires à l’Esprit » (Galates 5:17a). Que faire, alors ? « L’Esprit en a de contraires à la chair » (Galates 5:17b). « Je dis donc : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point les désirs de la chair » (Galates 5:16). Nous participons « à la nature divine en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise » (2 Pierre 1:4).
5. Le péché qui habit en nous doit être opposé parce que dans l’absence de ce travail, la grâce dépérit, la convoitise prend le dessus, le caractère du cœur s’empire, s’endurcit par la séduction du péché (Hébreux 3:13).
6. Le péché qui habit en nous doit être opposé parce qu’il est notre devoir de développer « jusqu’à son terme la sainteté dans la crainte de Dieu » (2 Corinthiens 7:1). Nous devons grandir chaque jour (1 Pierre 2:2 ; 2 Pierre 3:18) et se renouveler de jour en jour (2 Corinthiens 4:16).
Owen résume ce chapitre 2 avec ce premier principe général : malgré l’œuvre de Christ sur la croix par laquelle le pouvoir du péché est brisé, le péché demeure de façon qu’il incombe à chaque croyant de le faire mourir aussi longtemps qu’il vit dans ce corps de chair.
1 comment Vendredi, 1 février 2008
La "mortification" du péché chez les croyants (2)
Qu’est-ce que la « mortification » du péché ? C’est l’action de faire mourir les actions du « corps de péché » (Romains 6:6).
« Si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Romains 8:13).
Le terme « mortification » a certaines nuances non bibliques dans l’emploi courant en français. Le Petit Robert donne comme définition : « Privation, souffrance qu’on s’impose dans l’intention de racheter ses péchés, de se préserver de la tentation. Mortification de sa chair, de sa volonté. Faire qqch. par mortification. » Cette définition reflète la doctrine catholique, mais elle n’est pas tout à fait biblique. Il n’est pas simplement une question de se priver, de se faire souffrir, mais d’être rassasié de la justice : « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés ! » (Matthieu 5:6). Il n’est pas question de racheter ses péchés ; Christ nous a rachetés et nous a pardonné nos péchés. Nous parlons de « mortification » parce qu’elle est l’action de faire mourir par l’Esprit de Dieu les actions de la chair.
« Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5:24).
« nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché » (Romains 6:6).
Nous devons faire distinction entre les péchés (au pluriel) et le péché (au singulier). Le péché (au singulier) est comme la racine de l’arbre tandis que les péchés (au pluriel) sont le fruit de la racine du péché dans nos vies. Notez l’emploi au singulier dans ces versets :
« nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est quitte du péché » (Romains 6:6-7).
« Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus. Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme armes pour l’injustice; mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme des vivants revenus de la mort, et (offrez) à Dieu vos membres, comme armes pour la justice. Le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6:11-14).
« Mais grâce à Dieu, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine qui vous a été transmise. Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (Romains 6:17-18).
« Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous avez honte maintenant, car leur fin, c’est la mort. Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur » (Romains 6:20-23).
Dans chacun de ces versets, le péché est le principe ou le pouvoir en nous qui produit des aspirations, des attitudes et des actes individuels que Paul appelle ailleurs les « œuvres de la chair » :
« Or, les oeuvres de la chair sont évidentes, c’est-à-dire inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, magie, hostilités, discorde, jalousie, fureurs, rivalités, divisions, partis-pris, envie, ivrognerie, orgies, et choses semblables. Je vous préviens comme je l’ai déjà fait: ceux qui se livrent à de telles pratiques n’hériteront pas du royaume de Dieu » (Galates 5:19-21).
Qu’est-ce que donc la mortification ? Bibliquement parlant, la mortification est l’action de faire mourir le péché en nous (1) en le privant de ce qui le fortifie et (2) en cultivant la justice. Notez cette double action dans Tite 2:11-14.
« La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne…
|
NÉGATIVEMENT |
POSITIVEMENT |
| à renoncer à l’impiété, aux désirs de ce monde, | et à vivre dans le siècle présent d’une manière sensée, juste et pieuse, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus. Il s’est donné lui-même pour nous, |
| afin de nous racheter de toute iniquité, | et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les oeuvres bonnes. » |
Comme dit John Owen, il n’est pas question de simplement vider notre coupe de l’injustice mais de la remplir de la justice pour que l’injustice n’y ait plus de place.
C’est pour cette raison que les disciplines chrétiennes sont tellement importantes dans la vie d’un disciple de Jésus-Christ. Elles nous aident à procurer la grâce de Dieu pour une vie abondante et victorieuse.
1 comment Mardi, 29 janvier 2008
La mortification du péché : Introduction (1)
Je lis en anglais La mortification du péché par John Owen (1616 à 1683). En le lisant, je ne m’étonne pas de ce que ce livre est toujours publié et chéri de nos jours. À vrai dire, la plupart des livres de nos jours sont très superficiels. Le pasteur John Owen se sert des Écritures pour sonder les profondeurs du coeur de l’homme.
Dans cette édition de 2006, l’anglais a été mis à jour ce qui facilite la lecture. Je n’écris pas d’article, mais je partage quelques notes que je prends de ce livre.
L’humilité est essentielle pour la croissance spirituelle. Cette humilité comprend une certaine compréhension de la nature de Dieu dans toute sa grandeur et dans sa sainteté ainsi qu’une compréhension de qui nous sommes dans toute notre faiblesse et du péché qui habite en nous. Pour remporter la victoire sur le péché, nous devons d’abord comprendre que le péché habite en nous (p. 26). Paul le déclare deux fois en quelques versets :
“Si ce que je ne veux pas, je le fais, je déclare, d’accord avec la loi, qu’elle est bonne. Maintenant, ce n’est plus moi qui accomplis cela, mais le péché qui habite en moi. Car je le sais : ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. Car je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien. Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas. Si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais le péché qui habite en moi” (Romains 7:16-20).
Le péché en moi me fait faire ce que je ne veux pas faire et m’empêche de faire ce que je veux faire. Owen dit que le péché éloigne la pensée de Dieu, détourne le cœur, pervertit les désires, paralyse la volonté et empêche la croissance spirituelle. Nous avons des désires contradictoires parce que le péché est en nous. Si l’on ne s’occupe pas du péché, il sera comme une braise qui réduira en cendres toute la maison (p. 27).
Dans la guerre contre le péché, il ne suffit pas d’agir d’une manière négative en cherchant simplement à éviter le péché. Il n’est pas suffisant de vider notre coupe des tentations ; nous devons la remplir de Christ pour qu’il n’y ait pas de place pour le péché. Résister le péché n’est pas l’affaiblissement des affections mais l’éveil des passions pour Dieu lui-même. D’une manière positive, nous devons nous affectionner à la beauté et à la gloire de Dieu, à la seigneurie de Jésus-Christ et à la merveille de l’évangile (p. 28). La sanctification est bien plus que l’absence du péché ; c’est la présence de l’amour et de l’obéissance. C’est plus que la fuite de la convoitise ; c’est un respect et un amour authentique et convenable (p. 34).
Satan cherche à nous agresser selon notre tempérament ou notre personnalité (p. 30). Les tentations repondent à nos inclinaisons :
“Mais chacun est tenté, parce que sa propre convoitise l’attire et le séduit” (Jacques 1:14).
La tentation est un grave danger parce que nous la trouvons très attirante et séduisante. C’est pour cette raison que nous devons Si vous n’êtes pas en train de tuer le péché, le péché est en train de vous tuer.faire mourir le péché en nous. Notre fidélité dans le passé ne nous protège pas contre des dangers actuels (p. 30). La grâce décroît (p. 14) ; comme la manne dans le désert, nous devons donc procurer de la grâce chaque jour. Nous devons “entretenir” notre relation avec Dieu. Cet amour pour Dieu est une arme puissante contre le péché.
Personne n’est exempt de la nécessité de combattre contre le péché. Si vous n’êtes pas en train de tuer le péché, le péché est en train de vous tuer.
Add comment Vendredi, 25 janvier 2008



